Salaün
Magazine
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Paola ou encore au pied de la statue
Garibaldi, au centre d’un belvédère qui
offre une des plus belles vues sur Rome.
Moteur et souffle coupés, le langoureux
baiser d’un couple de romain en regard
périphérique, je m’amuse à repérer en
contrebas les magnifiques
piazza
du centre
historique, comme celle du Campo di Fiori,
du Panthéon, des escaliers d’Espagne ou
de la fontaine de Trévi. Autant de sites
au charme indescriptible parcourus à pied
les jours précédents, pour y rencontrer
des Romains ou découvrir des sites inso-
lites, comme l’église de Saint-Yves des
Bretons, dont le recteur de Saint-Louis
des français nous a ouvert les portes.
Fondée au moyen-âge pour héberger les
congrégations de Bretons au Saint-Siège,
elle fait partie des cinq églises « françaises
» de Rome, à l’instar de Saint-Nicolas des
Lorrains. C’est dans un coin ombragé de
l’immense Piazza di Populo que nous
avons fait la rencontre d’Eric Joszef,
journaliste français correspondant de
Libération et du journal Le Temps et l’un
des meilleurs spécialistes de l’Italie. Venu
à notre rencontre lui aussi en Vespa, ce
passionné de Rome, notamment pour la
qualité de vie qu’elle offre, nous a livré
son sentiment sur la situation économique
du pays et notamment le manque cruel de
financement qui met en péril une partie
du patrimoine architectural romain. Lors
de notre visite, plusieurs murs antiques
écroulés attendaient d’ailleurs des jours
meilleurs pour être restaurés.
La redescente du Janicule me mène
jusqu’au Vatican et la place du capitole que
je traverse avec nonchalance en laissant
à Saint-Pierre le soin de veiller sur cet
élégant quartier de Rome, rythmé par la
vie du Saint-Siège, avant de franchir de
nouveau le Tibre. Après quelques circon-
volutions routières, mon scooter parvient
finalement à remonter l’avenue ombragée
LES COLLINES DE ROME
FORMENT les gradins
d’ UN AMPHITEATRE qui
entourent la ville en
en contrebas.
Promenade en
barque sur l’étang
des jardins de la
Villa Borghèse.
A gauche, pause
romantique sur les
hauteurs de la colline
du Janicule. A droite,
une Fiat 500
Toppolino, «la sou-
ris», l’équivalent ita-
lien de la coccinelle
allemande, née dans
les années 1930.
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