SALAUN Magazine n°4 - page 16

Salaün Magazine
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Vous vous êtes dit : « Au poil, un raid dans le
Grand Nord en hiver. Il y fait nuit presque tout
le temps, on va se coucher avec les poules et
s’offrir des grasses matinées de vieux chat… »
Erreur. J’ai l’impression de vivre des nuits
blanches depuis avoir quitté Brest !
Mercredi soir, sur le ferry, il m’a fallu un peu de
temps pour me remettre dans le rythme de ces
carnets de route. Quelques heures, donc, de
travail dans une cabine transformée en bureau
alors qu’elle aurait pu être un nid douillet, le
nez sur l’écran. Avec simplement, de temps à
autre, un petit coup d’œil par le hublot pour
constater qu’il fait déjà et encore nuit et que les
lumières de la côte se font de plus en plus rares
et lointaines.
Une grasse matinée ? Un rêve ! Même s’il a
décidé de passer à la semaine de 35 heures, le
soleil scandinave est matinal. Et il faut être sur
le pont dès 8h, si l’on veut profiter du lever du
jour sur le fjord qui mène à Oslo. Et pas en robe
de chambre. Il fait un froid à ne pas mettre un
ours dehors. Mais il faut reconnaître que cet
effort est récompensé. L’arrivée à Oslo est un
spectacle étonnant. Le bateau se faufile dans un
dédale d’îlots et de rochers, passe à quelques
mètres des rives et des petites maisons de bois
qui y font trempette.
La visite de la capitale norvégienne sera pour
une autre fois. Les formalités douanières
expédiées en quelques, nous avons rendez-vous
dans un garage de la ville pour y changer les
“Au pied du tremplin olympique de
Lillehammer, Olaf rêve de vols
éphémères...”
Etape 3 - Jeudi 3 février : Oslo / Trondheim / Hell (525 km)
La forme olympique !
Le stade olympique de Lillehammer.
Changement de pneumatiques dans un garage d’Oslo.
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