Salaün Holidays 4
Après l’étape de la veille, de Mourmansk à Petrozadovsk, celle qui doit nous conduire jusqu’à Saint-Pétersbourg semble une petite promenade. Un peu plus de 400 kilomètres et un temps plus clément, même si le petit matin est frisquet : - 20°. On peut donc prendre le temps de visiter la ville de Petrozadovsk qui possède plus de charme qu’il n’y paraît au premier abord. Située sur la rive du lac Onega, le plus important d’Europe, elle doit même, à la belle saison, s’offrir des allures station balnéaire. La route vers Saint-Pétersbourg se fait tranquillement dans des conditions correctes, même si la circulation est intense à l’approche de la grande ville. Nous prenons le temps d’un déjeuner dans un petit resto typique des routes russes. Une bande de femmes tziganes y crée d’une bruyante animation. Elles sont venues d’une petite ville voisine sur cette aire routière pour y mendier avec un culot et une bonne humeur qui forcent la sympathie. Il est un peu plus de 17heures lorsque nous y arrivons. Hier, à cette même heure, quelque part dans la Carélie, il faisait déjà nuit noire. Aujourd’hui, le soleil brille encore. Cela nous fait une drôle de sensation. Comme si, soudain, nous avions retrouvé la lumière. Comme si nous étions sortis d’une longue nuit à laquelle nous avions fini par nous accoutumer. Etape 10 - Jeudi 10 février : Petrozavodsk / Saint-Pétersbourg (435 km) On a retrouvé la lumière ! La place du Palais transformée en patinoire Salaün Magazine l Page 28 La cathédrale Saint-Isaac embrassée par un rayon de soleil.
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