Salaün Holidays 4
Le Grand Raid Arctique Salaün Magazine l Page 29 C’est toujours étonnant de découvrir Saint- Pétersbourg en hiver. Le froid lui donne une âme et une réalité de celles qu’elle peut avoir aux beaux jours. Elle est toujours aussi époustouflante, mais elle gagne en humanité. La Cité impériale, est toujours aussi parfaite, aussi dessinée, qu’elle l’est en été. Vous ne pouvez y faire cent mètres sans découvrir un palais ou un simple immeuble qui témoignent de son histoire prestigieuse. Saint-Pétersbourg a ceci de désespérant, c’est qu’on a le sentiment, comme à Venise, que l’on passera toujours à côté d’un trésor. Qu’on ne la connaîtra jamais. Qu’il faudra toujours y revenir, encore et encore. Nous y avons flâné, avec Olaf, propre comme s’il allait au bal du tsar, sans autre but qu’une photo-souvenir sur la place du Palais impérial et de ne pas rater le coucher de soleil sur le golfe de Finlande pris dans les glaces. Avec, pour se réchauffer, une visite du Palais Youssoupov, là où Raspoutine fut assassiné. L’histoire dit que le solide Sibérien ne succomba ni aux balles ni au poison, mais mourut dans l’eau glacée de la Petite Nevka. Etape 11 - Vendredi 11 février : Saint-Pétersbourg Saint-Pétersbourg brise la glace Un peu moins de 400 kilomètres sépare Saint- Pétersbourg d’Helsinki, la capitale finlandaise. Une formalité, d’autant que la route est de bonne qualité et que temps s’annonce beau. Frisquet – nous enregistrerons notre record de froid (-25°) depuis le début de notre aventure – mais beau. Un grand soleil fait briller de tous ses éclats la neige tombée ces derniers jours et qui a conservé sa blancheur immaculée. Nous arrivons assez tôt à Helsinki, assez tôt pour découvrir la ville qui ne manque pas de charme, avec son architecture fortement marquée par l’empreinte russe et ses airs de Saint- Pétersbourg qui aurait oublié de grandir. Elle nous accueille sous un grand soleil qui fait briller ses églises – ici Luthériens et Orthodoxes cohabitent sans rivalités – et met de l’animation dans les rues du centre-ville, encore tapissé de neige. L’entrée du port, pris dans les glaces, est superbe, avec ses ilôts, sa forteresse à la Vauban. Et, visible des hauteurs, la mer libre sur laquelle nous allons voguer. Il est d’ailleurs déjà l’heure d’embarquer sur le Symphony. Destination Stockholm. Une nuit de navigation tranquille sur un bateau qui ressemble à un grand marché flottant. La « rue » qui en constitue le cœur est une suite de restaurants, de bars, de machines à sous, de boutiques, de buffets plantureux avec boissons à volonté… Finlandais et Suédois, jeunes et moins jeunes, en font, le temps d’une traversée, leur villégiature de week-end. La détaxe rend à son bord la vie moins chère. C’est la fête. Et les démarches chaloupées des passagers au milieu de la nuit ne doivent rien au roulis du solide bateau. Car, c’est bien connu, ce qui se passe en mer appartient à la mer. Et qu’une bonne gueule de bois sera votre seule punition. Etape 12 - Samedi 12 février : Saint-Pétersbourg / Helsinki (395 km) / Stockholm (en mer) Saint-Pétersbourg plié pour nous, Helsinki rayonne La place du Sénat, le centre d’Helsinki.
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