Salaün Holidays 4
Sur la route de Samara, le dessert était de glace Que du bonheur ! Cette journée de route à destination de Samara ne nous a offert que du bonheur. La distance raisonnable – 350 kilomètres – et le beau temps – un grand soleil – nous ont laissé le temps de profiter d’une matinée frisquette à Kazan. Et de revoir de jour le kremlin que nous avions découvert de nuit, la veille. Les flèches élancées de la grande mosquée ont toujours la même grâce aérienne et apparaissent même encore plus élégantes sans une illumination nocturne un peu trop envahissante. A 70 kilomètres, nous avons un nouveau rendez- vous important avec la Volga. C’est là que la Kama, l’un de ses principaux affluents, vient la rejoindre et mêler ses eaux aux siennes, dans un immense lac – le lac Kouïbychev – large d’une quarantaine de kilomètres. Impressionnant. On dit même qu’à partir de ce confluent, la Volga devrait perdre son nom au profit de celui de son affluent, dont le débit est plus important que le sien. Mais on ne débaptise pas un mythe pour quelques m 3 d’eau. La Volga reste la « Mère » de tous les Russes. La route traverse une immense plaine enneigée, pour cèder ensuite la place à une forêt qui a laissé à la neige les ombres suffisantes pour se glacer solidement et se faire oublier des déneigeuses. C’est un miroir sur lequel les pneus cloutés font merveille. 50 kilomètres de plaisir de conduite dans une nature totalement vierge, sans aucune circulation. Le Kazakhstan n’est pas loin. Il fait déjà nuit quand nous arrivons à Samara et le vent lève sur la neige amassée des poussières d’étoiles qui scintillent dans la lumière de nos phares. Les derniers kilomètres sont longs. Samara est une ville qui a pris toutes ses aises le long de la Volga et s’étirent comme une nuit sans sommeil. Salaün Magazine l Page 78 Après Kazan, les routes étaient verglacées
RkJQdWJsaXNoZXIy MTg1ODM2Mw==