Salaün Holidays 4

Ce lundi, c’est jour de repos. Ou presque. Nous restons à Moscou. Avec promenade dans la ville, séance de photo et de télévision pour les jour- nalistes. Un séjour à Moscou en plein hiver ne manque pas de charme. La ville vit sur un autre rythme et ses grands monuments, ses buildings, les pieds dans la neige, prennent un relief particu- lier sous le ciel bleu limpide. Ici, froid ou pas, la vie conti- nue et les piétons déambulent dans les rues comme si de rien n’était. Les femmes, vêtues de longs manteaux en fourrure, réussissent même à garder leur élégance altière et leur démarche conquérante. A midi, nous avons un rendez-vous un peu par- ticulier. La visite du bunker de Staline, à la périphérie de Moscou, à deux pas de la station de métro Partisanskaïa. Sa construction – sous un stade de sport – débuta en 1933. Il était censé accueillir Staline et ses collaborateurs – jusqu’à 3000 ! – en cas d’invasion de la ville. En fait Staline n’y séjourna que deux fois et jamais pendant la guerre, même lorsque Moscou fut à deux doigts de tomber entre les mains des Allemands. Aujourd’hui, on peut visiter la grande salle de conférence à l’acoustique exceptionnelle et le bureau de Staline, conservé en l’état. Dans une pièce voisine, une salle de restaurant a été aménagée. On peut y déguster une déli- cieuse cuisine géorgienne – Staline était géorgien – servie par deux jolies filles sou- riantes, déguisées en soldats. On ne devrait pas s’amuser autant avec le Petit père des peuples. La Place Rouge était blanche… Salaün Magazine l Page 70 La basilique Basile-le-Bienheureux, symbole de Moscou L’ouvrier et la kolkhozienne Le bunker de Staline

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