Salaün Holidays 4

Saint-Pétersbourg. Nous voilà à pied d’œuvre. Lors du raid Brest-Vladivostok, l’étape dont nous avions gardé le plus mauvais souvenir ne se situait pas au fin fond de l’Oural ou de la Sibérie, mais tout bêtement entre Saint-Péters- bourg et Moscou. 700 kilomètres séparent les deux villes les plus importantes de la Russie, l’ancienne capitale à la nouvelle. 700 kilomètres d’une route complète- ment dépassée qui pourrait faire penser à la Nationale 7 des années 60. Rarement à quatre voies, le plus souvent à trois voies, parfois à deux, elle accueille plus de 150000 véhicules par jour quand 40000 suffiraient déjà à la saturer. Mais cette découverte laborieuse s’était effec- tuée en été. Sous un beau soleil. Alors, sous la neige et la glace, on pouvait s’attendre au pire. On n’a pas été déçus. La route, totalement paralysée, a été non seule- ment pénible, mais surtout très dangereuse. En quelques kilomètres nous avons vu neuf camions au fossé, une demi-douzaine de voi- tures accidentées… Dans ce flot de circulation, on essaie de se fau- filer. Parfois par la voie centrale, parfois par le bas-côté. Ce n’est pas très orthodoxe, mais si on ne veut pas y passer la nuit, il n’y a pas d’autre solution. Un simple feu rouge dans la traversée d’une ville provoque un embouteillage de plu- sieurs dizaines de kilomètres dans lequel on avance mètre par mètre. Quand la nuit tombe, le danger augmente encore. La route reliant Saint-Pétersbourg à Moscou est l’une des plus dangereuses d’Europe Salaün Magazine l Page 68 Les murs du kremlin de Novgorod - 28° C'est la température qu'indiquait le thermomètre, lorsque nous avons quitté Saint-Pétersbourg au petit matin. Le chiffre du jour La bataille de Moscou

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