Salaün Holidays 4
Ca y est, nous en avons fini avec l’immense Kazakhstan. En route, pour le Kirghizstan et sa capitale, Bichkek. 250 kilomètres. La route est superbe. Elle se faufile en longues courbes douces au pied de montagnes basses, qui dans leurs reliefs usés, créent un paysage indolent. Les chameaux, les vaches et les chevaux y paissent en liberté et s’alignent au bord de route, comme si l’herbe y était plus belle. Ou qu’un train allait y passer. Au poste frontière kazakh, il règne un amusant et sympathique bordel. Côté kirghize, c’est carrément la kermesse flamande. Plusieurs policiers et douaniers semblent avoir fait honneur sur le champ à leurs pots-de-vin. Les ordres contradictoires et les engueulades fusent. Quelques billets n’y feront rien : il fait déjà nuit noire quand nous faisons notre entrée dans le Kirghizstan. La matinée à Bichkek fut très agréable. A la lumière du jour, la petite capitale, qui nous était apparue un peu triste à notre arrivée nocturne, révèle sa véritable personnalité : celle d’une ville qui ne peut cacher une réelle pauvreté mais dégage pourtant un certain charme. Les avenues sont larges et boisées, la circulation y est fluide, la population aimable et souriante. Le meilleur moyen d’en prendre le pouls lorsque le temps vous est compté est de consacrer deux petites heures à la visite du musée municipal. Musée n’est d’ailleurs pas le terme qui convient le mieux à cet ensemble majestueux qui glorifie, de manière pompeuse, naïve et sincère la période soviétique, les héros et les hauts faits de la Seconde guerre mondiale. Kirghizstan Le Grand Raid Brest Samarcande Salaün Magazine l Page 59 Ecolières Kirghizes. On échange ?
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