Salaün Holidays 4

Cette route nous fait vraiment pénétrer dans la steppe de l’Asie centrale. Le lendemain, pour gagner Aktobe, le paysage est le même. 450 kilomètres d’une route qui n’a jamais connu son nom et qui a oublié depuis longtemps l’odeur du goudron. Souvent, nous devons quitter la « chaussée » et prendre des pistes parallèles sur la steppe sablonneuse. Et lorsque la plus proche de cette route, qui n'existe que sur votre carte, devient elle-même impraticable, vous en choisissez une seconde encore un peu plus buissonnière. A bord des voitures, c’est le diable en personne qui tient le volant. Il n’y a rien à négocier. Il faut juste subir. Ils ont raison, les camionneurs kazakhs interrogés au fil de la route. Le temps et les distances n’ont pas de sens sur ces chemins diaboliques. La seule mesure est la patience. On ne peut trouver meilleure destination qu’Aktobé pour s’octroyer une journée de repos. Il n’y a rien à voir, rien à faire dans cette ville un peu triste. Ou pas grand-chose. Ce soir, un coup de vent s'est levé. Il a enveloppé la ville d'un voile de sable jaune. La nuit est simplement tombée un peu plus tôt à Aktobé. Le Grand Raid Brest Samarcande Salaün Magazine l Page 51 L’immensité des steppes kazakhes Devant l’aigle, un des symboles du kazakhstan. Un routier kazakh, devant son camion Kamaz.

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